Hélène Maurice

Au milieu des moutons, des lamas, des poules et des oies,
Hélène Maurice, chanteuse québécoise, a installé une salle de
concerts dans sa ferme du Perche. Tout le monde est invité.

Au milieu des moutons, des lamas, des poules et des oies,
Hélène Maurice, chanteuse québécoise, a installé une salle de
concerts dans sa ferme du Perche. Tout le monde est invité.

La belle chanson à la ferme

A la ferme des Brenaudries à Montrouveau,le temps est suspendu.
Hélène y vit avec simplicité depuis dix-sept ans en compagnie de ses animaux. Chaque matin,Elle leur rend visite et procède aux soins.
Et quiconque assiste à cette rencontre aura la révélation de l’attachement réciproque entre un être humain et un animal. Plus que de l’attachement, une symbiose. Dans le pré vallonné, les 30 moutons de race solognote et les brebis d’Ouessant accourent
à la vue d’Hélène, même le bélier veut être dans ses jupons. « Il y a
même un bouc que des gens ont dû me “jeter” dans le parc il y
a quelque temps. J’imagine qu’il devait appartenir à un de leurs
aïeuls décédé et qu’ils voulaient le confier à quelqu’un qui s’en
occupe. Ici c’est le bon endroit », s’enthousiasme Hélène. Même si
elle avait toujours en tête l’idée de vivre à la ferme, Hélène Maurice n’a pas toujours vécu au milieu des animaux. Depuis ses vingt ans, fêtés au Québec natal, Hélène chante. Née dans un quartier ouvrier de Montréal, elle a commencé comme barmaid au «Bistrot d’autrefois», un club où les gens venaient écouter des chanteurs accompagnés par le pianiste de Nougaro, Philippe Noirot. C’est lui qui a débusqué en Hélène ce « quelque chose » qui lui fera traverser l’océan pour chanter sur les routes de France, en régalant tous les publics avec son accent de la Belle province. « En arrivant en France, j’étais la chanteuse québécoise qui chantait des chansons françaises.
Et j’ai commencé dans un orchestre de bal.
C’est un vrai triathlon, les bals ! Mais c’est une bonne école pour apprendre à se concentrer et à mémoriser ses textes » se souvient Hélène. Au conservatoire de Tours où elle s’est rendue pour apprendre le solfège, elle n’était pas spécialement la bienvenue
avec ses chansons à textes et ses paroles engagées. « Pourtant, la responsable du conservatoire m’a soufflé ce conseil que je me remémore à chaque tour de chant : les mots sont comme des bouchons de liège sur les vagues de la mer ». Et puis au tournant
des années 80, elle a rencontré Gérard Pierron, interprète attitré des chansons du poète paysan et anarchiste Gaston Couté, et cette rencontre fut décisive. « C’est vers cette forme d’intelligence militante que je voulais me diriger » avoue-t-elle. Ce seront donc les chansons de Gilles Vigneault, de Félix Leclerc, de Gaston Couté qui émailleront
les tours de chant d’Hélène à travers la France, accompagnés d’un « musicien fabuleux », Eddy Schaff.

Des concerts à la ferme

Quand elle achète sa ferme à Montrouveau, Hélène veut faire quelques travaux d’isolation dans la maison pour la rendre plus confortable. « Je connaissais des gitans, joueurs de flamenco, qui faisaient de l’isolation. Je leur ai confié le chantier, et quand ils jouaient le soir à la ferme, les spectateurs donnaient un peu de sous ; ils se sont payés comme ça. C’est comme ça que l’idée nous est venue ». Cette idée, la construction d’une salle de spectacle
à la ferme, est aussi la réponse à la Sacem « qui ne rémunère jamais les petits auteurs et qui agit comme une mafia », enrage Hélène.
Alors quand ses jersiaises n’ont plus donné de lait, elle transforme la salle de traite en salle de concert à l’ambiance feutrée. Des tapis au sol, des chaises et des fauteuils dépareillés, un bar construit avec du mobilier agricole, il n’en faut pas plus pour se sentir à l’aise dans
cette atmosphère simple et intimiste. Dans la salle, entre le pré à l’âne et la cour aux poules, les spectateurs peuvent écouter avec bonheur des chanteurs comme Alain Aurenche, Francesca
Solleville, Bernard Jouyet invités par l’association « Les Chemins de traverse ».
Cette association, créée pour développer la musique et les concerts à la ferme, « attrape les artistes au vol » lors de leurs tournées dans la région et les invite aux Brenaudries. C’est donc autour d’un repas tiré du sac à partager et en s’acquittant d’une participation minime,
que l’on peut passer un moment hors du temps, « au risque d’être heureux », dit Hélène en souriant.

Hélène Maurice : Ou l’élégance terrienne

ON a longtemps pensé qu’elle empruntait le sillon
tracé par Félix Leclerc et Gaston Couté, poètes
humanistes du quotidien et de la nature.
Elle affirme aujourd’hui une personnalité et un talent
nourris, certes, de ces influences, mais la pensée et la présence,
profondes, sincères, sensibles, séduisent autant par
la fantaisie que par le climat poétique des auteurs qu’elle
a choisi d’interpréter, Rémo Gary, Allain Leprest, Jean
Moiziard, Jean Debouvrie, Bernard Dimey, Chico Buarque,
Julos Beaucarne, Gaston Couté.
Il faut vivre cet hommage à la vie et se laisser envoûter
par l’évocation qui nous en est offerte par une belle et
grande artiste, comme une nouvelle Gelsomina sur le
grand chemin de nos rêves, une invitation au partage du
bonheur.
Pour son nouveau spectacle, elle s’est attaché la complicité
des musiciens exceptionnels que sont Francis Jauvin,
Tony Baker et Dominique Cravic.
Jean DUFOUR

HÉLÈNE Maurice chante d’une voix limpide
les chemins de l’égalité et de toutes les libertés.
Elle chante la poésie populaire, celle qui
s’adresse au peuple et qui parle du peuple. Et si, chez
cette terrienne, les oiseaux sont de basse-cour, elle sait se
tenir sur le bord du monde, à la marge. Dans la lumière
inventive des chemins des dames et de l’humanité.

 

La Presse en parle…

Hélène Maurice c’est le meilleur remède antistress, c’est une potion contre les idées noires, une sorte d’hymne à la vie.
Patrick Goupil – Presse océan

Tous ceux qui l’ont vue et écoutée, disent qu’elle n’a pas son pareil pour “émotionner les gens”. Un rendez-vous pas ordinaire.
La Nouvelle République

Un tempérament de feu; c’est peu de dire que la passion est ici de tous les instants.
Loïc Gicquel – La Nouvelle République

Rencontre insolite, mais ô combien spontanée, Hélène Maurice surprend son monde tout en le mettant à l’aise. Un grand moment à ne pas manquer.
François Diaz – La République du Centre

Avec Hélène Maurice, il existe des talents cachés que l’on aime à découvrir dans la simplicité et la générosité.
Hedwige Nicolas – Vendée Matin

Une chanteuse est née et c’est une révélation. La chrysalide s’est muée en papillon. Et puis il y a l’interprétation, dépouillée d’une technicité encombrante. Hélène Maurice met enfin sa belle voix et son dynamisme au service d’une sensibilité qu’elle exploitait peu jusqu’ici. A vous faire passer des frissons dans le dos.
J.-Claude Dugas – Presse Océan

Elle enchaîne les concerts et les spectacles faisant l’unanimité partout où elle se produit.
Mme Hostache – La Nouvelle République

Hélène Maurice a subjugué un public qui est reparti avec son nom, sa voix gravée au cœur. La belle Hélène, lumineux lutin blond, a gagné ses galons de vedette.
Patrick Goupil – Presse océan

Hélène Maurice, tout en se passionnant activement pour ses animaux dans sa ferme aux confins du Loir et Cher, a choisi d’interpréter des auteurs pour qui la culture est l’expression des identités, la marque du temps qui modèle les hommes, l’illustration des amours qui se tissent et s’étiolent, toute une poésie qui va de Félix Leclerc, Gaston Couté, Remo Gary à Allain Leprest .
Marc POMMEREAU,
Président du Conseil général d’Indre-et-Loire

Ne peut-on penser que l’artiste est celui ou celle qui parvient à obtenir une certaine qualité de silence après que sa voix s’est tue ?
C’est justement dans les intervalles où le son et les mots ont cessé d’être que l’émotion d’Hélène Maurice atteint sa plénitude : l’élan, l’envoûtement, la fascination persistent et se maintiennent dans une assemblée qui sent qu’il se passe quelque chose d’essentiel au-delà du chant et qui se retient d’applaudir de peur de troubler cet état de grâce.
Max Fullenbaum (Troo.27/09/03)